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#TOUTROULE, l'espace prévention et solidarité pour les professionnels de l'automobile.

Aidance : quand la fatigue s’invite au travail

En France, 8 à 11 millions de femmes et d’hommes accompagnent régulièrement un proche en perte d’autonomie, soit près d’un Français sur six. Cet engagement souvent vécu comme naturel, s’ajoute au quotidien professionnel et personnel de nombreux salariés. Mais quels impacts cette réalité peut-elle avoir sur le travail et la sécurité ?

Qu’est-ce qu’un aidant ? L’aidant assiste dans ses actes de la vie quotidienne, de manière régulière et à titre non professionnel, une personne de son entourage proche qui ne peut pas vivre en totale autonomie.

La plupart du temps, cette perte d’autonomie est liée à un handicap physique ou psychique, un âge avancé ou une maladie. Tous les âges et toutes les situations sont concernés : de l’aide apportée à un enfant en situation de handicap à celle à un adulte ou à une personne âgée malade. Femme, mari, sœur, parent, voisin… chacun de nous peut être amené à être aidant.

Quels impacts sur le travail ? Lorsque le rôle d’aidant s’ajoute à l’activité professionnelle, les effets peuvent être progressifs et parfois difficiles à identifier. L’engagement auprès d’un proche mobilise du temps, de l’énergie et une charge mentale importante, souvent en dehors des horaires de travail, au détriment des temps de récupération.

Concrètement, cette situation peut se traduire par :

  • une fatigue persistante, liée à l’accumulation des journées et au manque de repos ;
  • des troubles dusommeil ou un endormissement difficile, qui altèrent la vigilance ;
  • une baisse de la concentration, avec plus d’oublis ou d’erreurs ;
  • une irritabilité accrue ou une sensibilité émotionnelle plus forte ;
  • un stress constant, alimenté par la gestion des imprévus et des urgences liés au proche aidé ;
  • des difficultés à concilier horaires professionnels et obligations personnelles, pouvant générer absentéisme ou retards.

À long terme, cette double charge professionnelle et personnelle peut fragiliser l’équilibre global des salariés, avec un impact possible sur la santé, la sécurité au travail et la qualité de vie. Repérer ces signaux permet d’agir plus tôt et d’éviter que la situation ne s’installe durablement.

Si vous êtes concerné(e), vous n’êtes pas seul(e). IRP AUTO  vous accompagne avec un service d’écoute, des conseils personnalisés, une information sur vos droits et une orientation vers des solutions adaptées, comme des dispositifs de répit ou un appui dans vos démarches. L’objectif : vous aider à préserver votre équilibre et à mieux concilier votre engagement personnel avec votre vie professionnelle.

Parce qu’accompagner un proche ne doit pas se faire au détriment de votre propre santé, nos équipes sont à votre écoute.

Comment prévenir l’asthme professionnel ?

En France, 10 à 15 % des cas d’asthme chez l’adulte sont liés à l’exposition professionnelle. Dans les métiers de l’automobile, certaines situations de travail peuvent au fil du temps, fragiliser les voies respiratoires.

Dans le secteur, les sources d’exposition sont multiples : les peintures et solvants libèrent des vapeurs irritantes ; les fumées de soudage dégagent des particules fines ; et les gaz d’échappement encore présents lors des essais moteur en intérieur, contribuent eux aussi à la pollution de l’air dans l’atelier. Pris séparément, ces expositions peuvent sembler limitées mais répétées jour après jour, elles augmentent pourtant le risque de développer un asthme professionnel, un phénomène progressif et bien souvent silencieux.

Toux persistante, essoufflement inhabituel, sifflements, sensation d’oppression thoracique… Lorsque ces signaux apparaissent ou s’intensifient au travail, puis diminuent en dehors de l’atelier, ils doivent alerter. L’objectif est clair : agir en amont, avant que la gêne ne s’installe durablement.

La prévention repose tout d’abord sur les conditions de travail et l’organisation des postes. La mesure la plus efficace consiste à supprimer le danger à la source, en substituant le produit ou le procédé lorsqu’une alternative existe et qu’elle est techniquement possible : par exemple, utiliser des produits moins émissifs ou des procédés générant moins de polluants.

Lorsque la substitution ne peut être mise en œuvre, plusieurs leviers complémentaires permettent de réduire efficacement l’exposition :

  • Capturer les polluants à la source, en aspirant fumées et vapeurs au plus près de leur émission (bras aspirants, cabines de peinture adaptées).
  • Assurer une ventilation générale performante, pour renouveler l’air et éviter l’accumulation de polluants dans l’atelier.
  • Porter des équipements de protection individuelle (EPI) adaptés, comme des masques ou demi-masques filtrants, choisis selon les substances manipulées, bien ajustés et entretenus.
  • Adopter des pratiques professionnelles maîtrisées, en limitant les moteurs tournant inutilement en intérieur, en refermant les contenants de produits et en respectant les consignes d’utilisation et de stockage.

Et si mieux respirer au travail devenait un réflexe à part entière ?

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque chimique. Retrouvez l’ensemble des ressources disponibles sur votre Espace Solidarité-Prévention, dont le e-learning « Se protéger du risque chimique » pour identifier les produits dangereux, évaluer les risques et adopter les mesures de prévention et de protection adaptées.

Auto-école : un métier qui roule…mais pas sans risques 

Près de 25 000 professionnels travaillent aujourd’hui dans les auto-écoles. Un secteur essentiel à la sécurité routière mais exposé à de multiples risques encore trop peu mis en lumière.  

Que vous soyez en voiture, en salle ou en phase administrative, vos journées se construisent autour d’un même fil conducteur : accompagner, rassurer, sécuriser tout en maintenant votre vigilance au plus haut niveau. Un rythme exigeant qui expose à plusieurs risques tels que : 

Le risque routier 

En voiture-école, vous êtes en alerte permanente : observer la route, anticiper les erreurs, intervenir si nécessaire, tout en guidant l’élève. Cette sollicitation continue peut entraîner une fatigue importante. 

Comment vous protéger ?  

  1. Entre deux leçons, prenez une pause : couper le moteur, respirer, relâcher les épaules. 
  2. Variez les parcours : alterner centre-ville, routes calmes. 
  3. Prévoyez un temps de récupération lors des journées d’examens. 
  4. Évitez les amplitudes trop longues. 

Les risques psychosociaux (RPS) 

Accompagner des publics variés parfois anxieux ou en difficulté, répondre aux attentes des familles ou encore faire face à des incivilités occasionnelles. Votre métier repose autant sur l’humain que sur la technique. Cette dynamique peut entraîner stress, fatigue émotionnelle ou irritabilité. 

Comment vous protéger ?  

  1. Partagez avec vos collègues les situations compliquées. 
  2. Anticipez les périodes chargées. 
  3. Fixez-vous une limite à l’administratif. 

Les gestes et postures (TMS) 

Votre poste de conduite n’est pas toujours le vôtre : vous adaptez constamment votre position pour observer l’élève, surveiller l’environnement et intervenir avec les doubles commandes. Résultat : douleurs lombaires, tensions cervicales, raideurs musculaires peuvent vite s’installer. 

Comment vous protéger ?  

  1. Réglez systématiquement le siège : hauteur, dossier, appui-tête, distance. 
  2. Profitez des arrêts pour détendre la nuque et les épaules quelques secondes. 
  3. Entre deux séances : marchez quelques pas, étirez le dos. 
  4. Si possible, alternez conduite, salle et administratif pour limiter la répétitivité posturale. 

L’exposition aux écrans 

Le travail sur écran (gérer les dossiers, planifier les séances) prend une place importante dans vos journées. Accumulé à de longues heures de conduite, il peut accentuer fatigue visuelle, maux de tête ou difficultés d’endormissement. 

Comment vous protéger ?  

  1. Fractionnez les tâches administratives pour éviter les longues sessions d’écran. 
  2. Appliquez la règle 20-20-20 : toutes les 20 minutes, regarder un point à 20 mètres pendant 20 secondes. 
  3. Ajustez la luminosité
  4. Privilégiez un éclairage doux pour réduire la fatigue oculaire

Vous jouez un rôle essentiel dans la sécurité routière. En prenant soin de vos conditions de travail, vous protégez votre santé et la qualité d’apprentissage de vos élèves. 

IRP AUTO vous accompagne sur ce sujet. Retrouvez toutes les actions et ressources à votre disposition en vous connectant sur votre compte Espace Solidarité-Prévention. 

Bruxisme : quand le stress a les dents longues… 

Invisible, silencieux mais loin d’être anodin, le bruxisme touche environ un adulte sur cinq en France et ce, sans que la majorité ne s’en rende compte (Inserm). Or derrière les dents qui grincent se cache bien souvent une tension intérieure accumulée que le corps exprime à sa façon. 

Se réveiller avec la mâchoire douloureuse, ressentir des maux de tête au lever ou une fatigue persistante… Ces signes ont un point commun : ils traduisent des contractions involontaires de la mâchoire souvent présentes pendant le sommeil. C’est ce que l’on appelle le bruxisme. La mâchoire, au même titre que les épaules ou la nuque fait partie des zones où la tension s’accumule facilement. Résultat : des muscles qui restent contractés et des signaux que l’on a parfois tendance à banaliser. 

Lorsqu’il s’installe dans le temps, le bruxisme peut avoir des effets concrets sur la santé bucco-dentaire et le bien-être global tel que : 

  • une usure prématurée des dents ; 
  • une sensibilité accrue au chaud, au froid ou aux aliments acides, liée à la dégradation de l’émail ;
  • des dommages sur les prothèses, couronnes ou plombages ; 
  • une fatigue persistante, car le serrement des dents perturbe la qualité du sommeil. 

Chez l’adulte, ce phénomène est fréquemment lié au stress et à la charge mentale. Lorsque les sollicitations s’enchaînent sans véritable temps de récupération, le corps peut rester sous tension y compris la nuit. Le bruxisme agit alors comme une soupape, une manière pour l’organisme d’évacuer ce qui n’a pas pu l’être dans la journée. 

Identifier ces signaux permet donc d’agir dans une logique de prévention. En cas de doute ou de gêne persistante, échanger avec un chirurgien-dentiste peut vous aider à mieux comprendre l’origine de ces tensions et à préserver une bonne santé bucco-dentaire. Selon les situations, il pourra vous être proposé : des solutions protectrices comme le port d’une gouttière, des approches favorisant une meilleure prise de conscience des tensions, à l’image du biofeedback* (rétroaction biologique), ou encore un accompagnement axé sur la gestion du stress, le sommeil et la relaxation. 

Alors, prêts à retrouver le sourire ? 

IRP AUTO vous accompagne sur les sujets de bien-être mental et de prévention des risques psychosociaux. Rendez-vous sur votre Espace Solidarité-Prévention pour en savoir plus. 

Le biofeedback est une méthode qui aide à mieux prendre conscience de ses tensions musculaires grâce à des capteurs. En visualisant ou en ressentant ces signaux, la personne apprend progressivement à relâcher sa mâchoire et à limiter les contractions involontaires. 

Ces gestes qui pèsent sur le corps

Porter, pousser, tirer… et si ces gestes du quotidien méritaient plus d’attention ? Dans les métiers de l’automobile, la manutention manuelle est omniprésente. Souvent banalisée, elle reste pourtant l’une des premières causes d’accidents du travail et de douleurs durables. ToutRoule fait le point sur les bons réflexes et solutions pour alléger les efforts et travailler plus confortablement au quotidien.

Mais qu’est-ce que la manutention manuelle ?

Il s’agit de toutes les situations où un effort physique est nécessaire pour porter, déplacer, pousser ou tirer une charge même légère. Des gestes banals en apparence mais qui répétés toute la journée sollicitent fortement le corps.

Dans la branche des services de l’automobile, la manutention manuelle est impliquée dans plus de 38% des accidents du travail.  Un chiffre qui rappelle que le risque ne tient pas uniquement au poids des charges mais aussi à la répétition des gestes et aux conditions dans lesquelles ils sont réalisés.

Les effets sur la santé apparaissent d’ailleurs progressivement. Certains signes doivent alerter :

  • une fatigue inhabituelle en fin de journée ;
  • des douleurs au dos, aux épaules ou aux poignets ;
  • des raideurs au réveil ou après l’effort ;
  • une gêne lors de gestes pourtant familiers.

Pris isolément ces signaux peuvent sembler anodins pourtant lorsqu’ils durent dans le temps, ils traduisent souvent une sollicitation excessive du corps et augmentent le risque de blessures ou de troubles musculosquelettiques (TMS).

Certaines situations de manutention fréquentes, exposent particulièrement le corps. En voici quelques exemples et leurs moyens de prévention :

Quelques ajustements suffisent souvent à alléger l’effort. Adopter les bons gestes et s’organiser autrement peut faire toute la différence. Alors, quels réflexes pourriez-vous changer dès aujourd’hui ?

IRP AUTO vous accompagne avec des conseils concrets pour prévenir les douleurs liées aux postures et gestes professionnels. Retrouvez toutes nos ressources sur votre Espace Solidarité-Prévention.


Carrossier/peintre : le bon masque pour le bon geste

À quoi reconnaît-on un carrossier/peintre ? À son coup de main bien sûr mais aussi à ce qu’il anticipe. Sur son poste, son masque n’est jamais choisi au hasard et change au rythme des opérations.

Dans un environnement de réparation, l’air n’a rien de neutre. Il change au fil des gestes : poussières lors de la préparation des surfaces, vapeurs pendant le collage, fumées au poste de soudure. Et même si ces situations font partie du quotidien, les expositions, elles, ne sont jamais les mêmes.

En carrosserie/peinture, on se doit d’ajuster ses protections comme on règle ses outils. Le masque devient alors un réflexe métier : il se choisit selon l’opération réalisée, le produit utilisé et la durée d’exposition. Pas en fonction du titre du poste mais du geste. En d’autres termes :

  • Lors du ponçage : l’air se charge de poussières fines issues des peintures, vernis ou apprêts. Invisibles à l’œil nu, elles pénètrent facilement dans les voies respiratoires. Un masque FFP3 permet de filtrer ces particules et de travailler avec précision sans les inhaler.
  • Lors de l’application de mastics ou de colles notamment pour la pose de pare-brise : les produits utilisés peuvent dégager des vapeurs chimiques irritantes. Une protection respiratoire renforcée comme le masque à cartouche A2B3 apporte alors un meilleur confort et une protection adaptée à ce type d’exposition.
  • Au poste de soudure : les fumées émises contiennent des substances dangereuses dont certaines sont reconnues comme cancérogènes (particules métalliques…). Pour des interventions ponctuelles, un masque ou demi-masque filtrant FFP3 est recommandé. En revanche, lorsque l’activité est régulière ou prolongée, l’utilisation d’une cagoule ventilée de type TH2P est nécessaire afin d’assurer une protection respiratoire efficace et durable.

Bien choisi et correctement ajusté, le masque accompagne les carrossiers/peintres tout au long de la journée, sans gêner la précision du geste ni la qualité des finitions. Essentiel il fait pleinement partie du savoir-faire !

POINT ESSENTIEL : le masque doit être parfaitement ajusté (barrette nasale bien pincée, élastiques correctement positionnés) pour une absence d’espace entre le masque et la peau. Pensez aussi à vérifier son bon état avant utilisation, à respecter les conditions de stockage (hermétiques si possible, pour éviter que les filtres ne se saturent) et à remplacer régulièrement le masque jetable ou les cartouches des modèles réutilisables.

IRP AUTO vous accompagne pour réduire les risques chimiques sur votre lieu de travail. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant à votre  Espace Solidarité-Prévention.

Pont élévateur : à chacun son niveau !

Du contrôle à la réparation, le pont élévateur accompagne de nombreuses interventions en atelier. Utilisé au quotidien, il joue un rôle discret mais essentiel dans la façon de travailler. On vous dit tout sur les bons réflexes à adopter.

Dans les ateliers, le pont élévateur est un équipement central. Il facilite l’accès au véhicule, limite certaines manutentions et améliore le confort de travail au quotidien. Utilisé plusieurs fois par jour, il peut vite devenir un automatisme. Or, c’est souvent avant même de lever le véhicule que les bons réflexes se mettent en place.

Avant chaque levage, quelques vérifications permettent de sécuriser l’intervention :

  • le véhicule est correctement centré et positionné sur les points de levage prévus ;
  • les bras et patins sont bien ajustés et en appui stable ;
  • les dispositifs de sécurité sont enclenchés ;
  • le poids et le gabarit du véhicule sont compatibles avec le pont ;
  • la zone autour du pont est dégagée.

Une fois le véhicule en hauteur, le pont élévateur devient un véritable outil de prévention à condition d’être réglé selon l’activité réalisée. Selon le métier et le type d’intervention, les contraintes physiques ne sont pas les mêmes et le positionnement joue un rôle clé.

En mécanique et en maintenance (réparation, entretien, opérations courantes), notamment lors d’interventions sous le véhicule, un réglage adapté permet de travailler dos droit, avec les bras à hauteur confortable sans sursolliciter les épaules ou la nuque. Ajuster la hauteur au fil de l’intervention évite de compenser par des flexions répétées ou des bras levés trop longtemps.

Lors d’opérations répétitives comme certaines vidanges, des interventions sur les freins ou des contrôles visuels nécessitant un accès sous le véhicule, la fatigue s’installe surtout lorsque la posture reste inchangée. Se déplacer autour du véhicule, varier les angles de travail et garder les outils à portée de main contribue à limiter les contraintes sur la durée.

En carrosserie, en préparation ou lors d’interventions sur les parties basses du véhicule, le réglage du pont permet d’éviter les positions penchées prolongées et d’améliorer la précision des gestes. Dans les activités de contrôle, de diagnostic ou d’expertise, une hauteur adaptée facilite l’observation sans lever excessivement la tête et limite les tensions cervicales.

Quel que soit le métier, le principe reste le même : c’est l’outil qui doit s’adapter au geste professionnel et non l’inverse. Bien utilisé, le pont élévateur accompagne le travail au quotidien et participe pleinement au confort sur la durée.

Et si, avant la prochaine intervention, vous adaptiez le pont… à votre manière de travailler ?

IRP AUTO vous accompagne sur ces sujets. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant à votre Espace Solidarité-Prévention.

ToutRoule mieux après une courte pause !

Le saviez-vous ? En France, près d’un conducteur sur trois déclare avoir déjà ressenti une somnolence sévère au volant et 40 % d’entre eux ont connu un accident ou un “presqu’accident” lié à la fatigue. Pour rester vigilant et conduire sereinement, un geste simple peut faire la différence : la micro-sieste.

Sur la route, la fatigue ne se manifeste pas toujours de manière évidente. Elle s’annonce souvent par de petits signes, parfois facilement ignorés mais qui doivent alerter :

  • bâillements répétés, yeux qui picotent ou paupières lourdes ;
  • difficulté à rester concentré ou à maintenir sa trajectoire ;
  • sensation de regard flou ou de clignements plus fréquents ;
  • trous de mémoire sur les derniers kilomètres parcourus.

Dès l’apparition de ces signaux, une pause devient essentielle. Et contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire de dormir longtemps pour en ressentir les bénéfices. Une micro-sieste de 10 à 20 minutes suffit souvent à retrouver de la vigilance, une meilleure attention et des réflexes plus efficaces.

Pour qu’elle soit réellement bénéfique, cette pause doit se faire dans de bonnes conditions. L’idéal est de s’arrêter sur une aire de repos ou dans un endroit sécurisé, de s’installer confortablement et de programmer une alarme pour éviter un endormissement trop long (l’objectif n’étant pas de dormir profondément mais de laisser le cerveau récupérer brièvement).

Autre astuce adoptée par certains conducteurs la “sieste café” : boire un café juste avant de fermer les yeux. La caféine met une vingtaine de minutes à agir ; associée à une courte pause, elle peut aider à retrouver plus rapidement un bon niveau de vigilance.

Adopter ce réflexe, c’est considérer la micro-sieste comme un geste de prévention à part entière, au même titre que faire une pause régulière ou respecter les distances de sécurité. Simple, accessible et efficace, elle contribue à une conduite plus sûre et plus sereine, notamment lors des trajets prolongés ou répétitifs.

Alors team sieste ou team café ?

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque routier. Retrouvez toutes les actions et ressources à votre disposition en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Et vous, où en êtes-vous de vos bilans santé ?

À 20, 35 ou 55 ans, faut-il faire les mêmes bilans santé ? Non. Les besoins évoluent avec l’âge, le rythme de vie et le parcours professionnel. L’enjeu n’est pas d’en faire plus mais de faire juste au bon moment.

Prendre soin de sa santé ne consiste pas uniquement à consulter lorsqu’un problème apparaît. C’est aussi intégrer de façon régulière, quelques bilans simples pour vérifier que l’équilibre est là, suivre son état de santé dans le temps et avancer plus sereinement. De l’entrée dans la vie active à la retraite, la prévention s’adapte !

  • Entre 18 et 30 ans : l’objectif est avant tout de poser des bases solides. Un suivi dentaire régulier permet de prévenir des troubles souvent silencieux. Un contrôle de la vue, plus espacé, sert de premier repère notamment dans un quotidien très exposé aux écrans. C’est également le moment de vérifier que les vaccinations sont bien à jour.
  • Entre 30 et 40 ans : le rythme s’intensifie et la prévention prend une autre dimension. Mesurer sa tension artérielle à intervalles réguliers aide à repérer une éventuelle hypertension débutante. Un bilan sanguin ponctuel, incluant notamment la glycémie et le cholestérol, permet de s’assurer que les équilibres sont maintenus. La vue mérite aussi un suivi plus rapproché pour accompagner un usage prolongé des écrans.
  • Entre 40 et 50 ans : certains indicateurs deviennent plus sensibles. La surveillance s’oriente davantage vers les facteurs cardio-métaboliques avec une attention particulière portée à la tension, au cholestérol et à la glycémie, selon les profils. La vision peut évoluer et l’audition commence à être suivie plus attentivement même en l’absence de gêne marquée.
  • À partir de 50 ans, la prévention vise à préserver durablement la qualité de vie et l’autonomie. Le suivi de la santé cardiovasculaire reste central tout comme celui de la vue et de l’audition. Le sommeil, la mobilité et le niveau d’énergie prennent également une place importante pour rester actif et aborder sereinement la transition vers la retraite.

Les bilans de santé s’inscrivent dans une démarche progressive. Ils évoluent avec l’âge, les conditions de travail et les besoins individuels, sans logique standardisée. L’essentiel est de rester acteur de sa santé, tout au long de la vie professionnelle et au-delà.

Et si vous faisiez le point dès maintenant ?

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Le monoxyde carbone : un danger invisible…

Invisible et inodore, le monoxyde de carbone est un gaz aussi discret que redoutable. Chaque hiver, il provoque des intoxications graves, souvent liées à un chauffage défectueux ou à une mauvaise aération, à la maison comme en atelier. ToutRoule vous aide à comprendre les risques et à adopter les bons réflexes pour éviter l’intoxication.

Le monoxyde de carbone, kézako ?

Le monoxyde de carbone (CO) provient d’une combustion incomplète : moteur, gaz d’échappement, poêle, chaudière ou chauffage d’appoint mal entretenu. Ce gaz se diffuse sans bruit ni odeur et empêche le sang de transporter l’oxygène, privant peu à peu le corps de l’air dont il a besoin. Quelques minutes d’exposition suffisent à provoquer des maux de tête, des nausées ou une perte de connaissance.

Et parce qu’il agit sans prévenir, le monoxyde de carbone reste la première cause d’intoxication mortelle en France. Ses effets peuvent survenir rapidement et passer inaperçus. Si plusieurs personnes présentent en même temps des maux de tête, vertiges, fatigue inhabituelle, nausées ou une sensation d’étouffement, il faut évacuer immédiatement, aérer et prévenir les secours.

Face à un gaz indétectable, la prévention reste la meilleure protection. Voici quelques réflexes, simples pour réduire les risques à la maison comme à l’atelier :

  • Faites vérifier avant chaque hiver les installations de chauffage, de production d’eau chaude et les conduits de fumée par un professionnel qualifié ;
  • Aérez au moins dix minutes par jour pour maintenir une bonne qualité d’air et le bon fonctionnement de la ventilation, sans jamais obstruer les grilles d’aération.
  • Respectez les consignes d’utilisation des appareils à combustion : un chauffage d’appoint ne doit jamais fonctionner en continu.
  • Installez les groupes électrogènes à l’extérieur, loin des zones fermées ou semi-ouvertes ;
  • Et ne détournez pas les appareils de leur usage : cuisinière, brasero ou barbecue ne doivent en aucun cas servir à se chauffer.

Un air sain, du matériel bien entretenu et quelques bons réflexes : il n’en faut pas plus pour passer l’hiver en toute tranquillité !

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Hydratation : le piège de l’hiver

En hiver, notre sensation de soif chute de près de 40 %. Le froid brouille les signaux de soif envoyés au cerveau. Pourtant, le corps continue de perdre de l’eau : par la respiration, les couches de vêtements et simplement l’effort. Boire reste donc aussi essentiel qu’en été. Et bonne nouvelle : il existe mille façons d’y penser sans même s’en rendre compte !

Durant l’hiver, nous pouvons penser que la déshydratation est improbable, car nous transpirons moins par rapport à l’été et que la température ambiante est basse, néanmoins le risque de déshydratation existe car :

  • nous avons tendance à surchauffer les pièces et lorsque les températures sont élevées, les pertes d’eau suivent ;
  • l’air est plus sec et bien sûr plus froid ce qui contribue au dessèchement de la peau, des cheveux et des muqueuses ;
  • contrairement à l’été, nous sommes sujets à des virus comme la grippe ou la gastro et dans ces cas, notre corps se déshydrate davantage.

À ces facteurs s’ajoute un piège bien connu : le manque de sensation de soif. Le froid atténue ce signal, ce qui nous pousse à boire trop tard, voire pas assez. Pourtant, le corps a toujours besoin d’eau pour rester vigilant, concentré et bien régulé.

Alors, comment s’hydrater facilement pendant l’hiver ? Plusieurs solutions simples permettent d’intégrer l’hydratation à son quotidien professionnel et personnel :

  • Boire régulièrement, même sans soif environ 1,5 L par jour : tisanes, bouillons ou eaux tièdes sont souvent plus faciles à consommer en hiver.
  • Miser sur les aliments riches en eau, comme les fruits d’hiver, les soupes ou les produits laitiers.
  • Protéger sa peau avec une crème plus riche, un baume pour les mains ou les lèvres, et éviter les douches trop chaudes qui fragilisent le film protecteur.
  • Limiter l’air trop sec : chauffer raisonnablement, aérer les pièces et, si possible, humidifier légèrement l’air.
  • Garder une bouteille d’eau toujours à portée de main et s’accorder de petites pauses hydratation.

Un corps bien hydraté, une peau protégée et quelques bons gestes : il n’en faut pas plus pour traverser l’hiver en pleine forme !

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention santé : retrouvez conseils, outils et ressources sur votre Espace Solidarité-Prévention et explorez la plateforme nutrition pour découvrir d’autres astuces bien-être et équilibre au quotidien.

Bien choisir son masque de protection

Invisibles, ultra-fines, parfois irritantes ou toxiques, certaines particules passent facilement inaperçues. Et pourtant, elles peuvent se glisser jusque dans nos voies respiratoires si l’on n’y prend pas garde. Bonne nouvelle : il existe un allié simple, efficace et pensé pour les environnements exigeants : le masque FFP3, le plus protecteur des masques filtrants.

Tous les masques ne se valent pas : chacun filtre différemment selon le type et la taille des particules. Leur efficacité est classée en trois catégories :

  • FFP1 : il protège contre les poussières non toxiques, souvent liées au ponçage léger ou au nettoyage.
  • FFP2 : filtre les particules fines, comme les poussières métalliques ou les brouillards d’huile indispensables pour les travaux de meulage ou de ponçage intensif.
  • FFP3 : le plus filtrant. Il bloque jusqu’à 99 % des particules, même toxiques, et offre une protection maximale lors d’expositions élevées (poussières très fines, produits chimiques, amiante…).

Chaque niveau correspond à une situation de travail spécifique. Porter un masque trop faible ou inadapté revient à ne pas être protégé du tout.

Dans les métiers des services de l’automobile, cette différence se ressent rapidement : ponçage prolongé sur une carrosserie, dégraissage dans un espace mal ventilé, usinage de pièces, projection de poussières fines lors d’un démontage… Chaque tâche a son atmosphère, sa densité de particules, son propre niveau d’exposition. Choisir le bon masque, c’est travailler plus confortablement, réduire les irritations et limiter l’inhalation de particules sans perturber le geste professionnel.

POINT ESSENTIEL : le port du masque doit être parfaitement ajusté : barrette nasale bien pincée, élastiques positionnés correctement, absence d’espace entre le masque et la peau. Pour garantir une protection optimale, pensez aussi à vérifier son bon état avant utilisation, à respecter les conditions de stockage, idéalement hermétiques pour éviter que les filtres ne sa saturent et à remplacer régulièrement le masque (s’il est jetable) ou les cartouches lorsqu’il s’agit d’un modèle réutilisable.

Opter pour un masque adapté à son activité, c’est prévenir les risques de maladies professionnelles. Dans un garage, une cabine de peinture ou un atelier, protéger son souffle, c’est préserver sa santé et son savoir-faire !

IRP AUTO vous accompagne sur ces sujets. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.